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Sinan Antoon, lauréat du Prix de la littérature arabe 2017
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Remise du prix le 18 octobre 2017

Sinan Antoon, lauréat du Prix de la littérature arabe 2017

Livre soutenu par le CNL

Le Prix de la littérature arabe 2017 a été attribué à l’irakien Sinan Antoon pour son roman Seul le grenadier (Sindbad / Actes Sud), traduit de l’arabe (Irak) par Leyla Mansour.

La traduction a été soutenue en 2016 par le Centre national du livre. 
Consultez ici les aides du CNL à la traduction.

Créé en 2013 par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, le Prix de la littérature arabe promeut l’oeuvre d’un écrivain ressortissant de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage écrit ou traduit en français. 

Le jury a élu, par une très forte majorité, le texte de Sinan Antoon, saluant ainsi « un roman bouleversant sur la tragédie des chrétiens d’Irak, écrit dans un style prenant et poétique, avec beaucoup de justesse et de sensibilité ».

L’auteur

Sinan Antoon est né à Bagdad en 1967. Poète, traducteur et romancier, il a publié trois romans qui l’ont propulsé au premier rang des écrivains irakiens de sa génération. Sa traduction anglaise de Mahmoud Darwich lui a valu en 2012 le prix de l’American Literary Translators Association. Seul le grenadier, quant à lui, a remporté le Saif Ghobash Prize for Literary Translation en 2014. C’est le premier livre à avoir été traduit en anglais par l’auteur lui-même.

Le livre

Jawad est le fils cadet d’une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui, celle de laver et d’ensevelir les morts avant leur enterrement, mais Jawad s’y refuse et rêve de devenir sculpteur. Son père meurt en 2003 alors que les bombes américaines s’abattent sur Bagdad, les corps déchiquetés s’entassent et il est de nouveau forcé de renoncer à ses rêves d’artiste pour poursuivre la carrière de son père.

Dans ce roman, Sinan Antoon ne se contente pas de restituer l’extrême violence que connaît l’Irak depuis sa longue guerre avec l’Iran (1980-1988). Il explore en fait le thème de l’imbrication de la vie et de la mort en une entité unique. Le grenadier planté dans le jardinet, et qui se nourrit de l’eau du lavage des morts, en est une saisissante métaphore, et il est le seul à connaître la vérité.

Pour en savoir plus sur le livre