Trier les actualités

3 questions à Véronique Ovaldé
Rencontre du CNL
Samedi 20 janvier

3 questions à Véronique Ovaldé

À l’occasion de la Nuit de la lecture, samedi 20 janvier, Véronique Ovaldé, auteure et présidente de la commission "Vie littéraire", a accepté de répondre aux "3 questions à" du CNL.

- Selon vous, quel plaisir la lecture à haute voix apporte-t-elle, en comparaison à la lecture
« solitaire » ?

C’est justement une lecture collective - quand elle est publique -, il y a donc une forme d’unisson. En ce qui concerne la lecture à haute voix à écouter chez soi, j’ai adopté cette pratique quand il m’était impossible de tenir un livre entre mes mains - en faisant les cent pas pour bercer un enfant, en m’adonnant à quelque sport ennuyeux, etc. Et puis il y a un tel plaisir à ce que la voix et la musique soient incarnées. Même si cela exclut un autre type d’interprétation.

- Que représente pour vous la Nuit de la lecture, et plus largement la lecture publique ?

Un vrai moment d’intensité et d’élan. Ce sont des moments où la pratique solitaire de la lecture se déploie. S’y glisse alors le vrai pouvoir fédérateur de la lecture. Un plaisir différent, ou plutôt amplifié.

- Quels seraient les ouvrages que vous aimeriez entendre lire et pourquoi ?

En fait il y a des livres que j’aimerais lire en public, afin de les mettre en voix et les proposer à un grand nombre, comme le si stimulant et édifiant discours de Foster Wallace C’est de l’eau. Et sinon j’adore écouter les textes de Cadiot, j’aimerais écouter Echenoz, j’aimerais écouter Bolano. J’aimerais réentendre un jour la poésie de Laura Kasischke, Et des textes de Lobo Antunes qui sont si fondamentalement musicaux.