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Portraits des jeunes traducteurs turcs et français participant au séminaire professionnel du CNL
Rencontre du CNL
Du 30 juin au 11 juillet 2014

Portraits des jeunes traducteurs turcs et français participant au séminaire professionnel du CNL

Le CNL accueille jusqu’au 11 juillet 10 traducteurs (5 Français et 5 Turcs) pour un séminaire professionnel, rythmé par des ateliers de traduction et des rencontres professionnelles.

Ce programme comprend deux ateliers de traduction, l’un en Turquie, l’autre en France, ainsi que des rencontres professionnelles. Le premier atelier s’est déroulé sur l’île de Büyükada, à proximité d’Istanbul, du 2 au 9 novembre 2013, et le second se tient donc à Paris à ce moment, au CNL. Les séances sont animées par deux traducteurs de renom : Rosie Pinhas-Delpuech et Ali Isik Erguden. Cette session s’inscrit dans la continuité des années précédentes et permet notamment d’aborder la traduction de genres littéraires qui n’ont pas été traités auparavant.

Şule Çiltaş est une traductrice chevronnée, elle a déjà effectué un travail de traduction en collaboration avec des maisons d’édition turques telles qu’Iletisim, Metis, Dogan Kitap pour ne citer qu’elles.

Depuis le mois de novembre 2013, Şule fait partie des 10 traducteurs (5 français, 5 turcs) qui étudient les techniques de traduction sous la tutelle de Rosie Pinhas-Delpuech, traductrice émérite.

Jeune thésarde, Pascale Roure a souhaité participer à ce programme d’échange de traducteurs turcs et français. Elle prend connaissance de la mise en œuvre d’un atelier de traduction et de rencontres professionnelles grâce à une annonce sur le site de l’Ecole de Traduction Littéraire (ETL), dirigée par Olivier Mannoni. Puis, elle envoie sa lettre de motivation et son cv ainsi qu’un extrait de traduction. Sa candidature sera retenue.

Seçil Kivrak, enseignante en traduction à Istanbul, s’est inscrite à l’atelier de traduction via le TEDA (Direction générale des bibliothèques et des publications du ministère de la Culture et du tourisme de la République de Turquie). Ce programme de traduction a été mis en place il y a trois ans, faisant suite à la déclaration commune d’intention du TEDA et du CNL, en date du 18 mars 2011.

Les ouvrages étudiés en traduction cette année, Nouvelles d’Algérie de Maissa Bey, et Dost de Vüs’at O. Bener, ont été choisis par le CNL, Enis Batur et Timour Muhidine.

D’un point de vue éditorial, la traduction d’une nouvelle est pertinente car il s’agit d’un récit entier donné à traduire aux étudiants, contrairement à un fragment de texte qui ne rend pas forcément compte de l’univers où l’histoire prend place.

Eylem Alp, universitaire, enseigne la traduction depuis treize ans aux élèves de licence. Cet atelier lui a permis de se concentrer sur la traduction littéraire, en parallèle des livres d’histoire et de sociologie sur lesquels elle travaille habituellement. Le groupe de travail qu’elle a formé avec les autres traducteurs lui a donné l’occasion de confronter son regard à celui des autres sur les méthodes de traduction.

La vision de Sylvain Cavaillès corrobore celle d’Eylem dans le sens où le travail collectif met en relief les techniques personnelles de chaque étudiant, créant un espace de réflexion sur la meilleure façon de traduire possible. Avant d’intégrer le programme d’échange de traducteurs, Sylvain entreprend la traduction de l’œuvre d’un auteur turc, Murathan Mungan. Préoccupé par l’univers de l’auteur, sa géographie, Sylvain profite de l’atelier dirigé par Rosie Pinhas –Delpuech pour faire évoluer sa démarche de traducteur, comme Julien Lapeyre de Cabanes, qui effectue des missions de traduction auprès des Éditions Galaade et des Éditions Bleu autour.

Alessandro Pannuti est formateur en langues étrangères pour la chambre de commerce de Seine et Marne. Alessandro reconnaît que la traduction est tributaire de la sensibilité de chacun. S’approprier l’univers d’un écrivain, demande « beaucoup d’expérience ».

De son côté, Rosie Pinhas-Delpuech est enthousiaste : « Je le clame et le proclame depuis le mois de novembre, j’ai un groupe exceptionnel, varié, extrêmement généreux et responsable. Cet atelier est un travail de préparation qui se fait collectivement. L’entraide et la bienveillance de chacun permettent des critiques constructives ».