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Rentrée 2014 - littérature étrangère
Septembre 2014

Rentrée 2014 - littérature étrangère

Les livres aidés par le CNL

Parmi les publications des romanciers étrangers publiées ou traduites avec le soutien du Centre national du livre, voici une sélection de livres qui viennent ou vont paraître pour cette rentrée littéraire 2014.

"Rouge ou mort" de David Peace

Rouge ou mort de David Peace
Traduit de l’anglais par Jean-Paul Gratias
Rentrée littéraire 2014 | Rivages

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

« Et les supporters du Spion Kop jettent leurs écharpes à Bill. Leurs écharpes rouges. Une pluie d’écharpes tombe sur Bill. En guise de remerciement. Toutes leurs écharpes. Leurs écharpes rouges. Et Bill ramasse leurs écharpes. Toutes leurs écharpes. Leurs écharpes rouges. Et Bill noue une écharpe autour de son cou. Une écharpe rouge. Et Bill brandit une autre écharpe. Une autre écharpe rouge. Entre ses poings. Une écharpe. Une écharpe rouge. Tenue bien haut. Entre ses bras levés. En signe de remerciement. »

C’est dans un style incantatoire et hypnotique que David Peace raconte l’histoire du Liverpool Football Club lorsque Bill Shankly en prit la direction. Il prend, dans Rouge ou mort, une hauteur extraordinaire et signe le grand roman de l’année.

"Nos disparus" de Tim Gautreaux

Nos disparus de Tim Gautreaux
Traduit par Marc Amfreville
Rentrée littéraire 2014 | Le Seuil

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l’Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l’Argonne. À La Nouvelle-Orléans, devenu responsable d’étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l’enlèvement de la petite Lily Weller. Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il embarque comme troisième lieutenant - maintenir l’ordre et à l’occasion jouer du piano - sur l’Ambassador, bateau d’excursion à aubes qui sillonne le Mississippi. Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz - orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales et des bagarres, Sam met au jour un commerce d’enfants mené par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous.

Chatoyante fresque striée de noir, Nos disparus explore, outre des thèmes déjà abordés dans Le Dernier Arbre - le destin des hommes au retour de la guerre, la force des liens du sang -, celui de l’inanité de la vengeance.

"Le fils" de Philipp Meyer

Le fils de Philipp Meyer
Traduit par Sarah Gurcel
Rentrée littéraire 2014 | Albin Michel

Aide à la traduction en 2014

Présentation

Vaste fresque de l’Amérique de 1850 à nos jours, Le Fils de Philipp Meyer, finaliste du prestigieux prix Pulitzer 2014, est porté par trois personnages, trois générations d’une famille texane, les McCullough, dont les voix successives tissent la trame de ce roman exceptionnel.

Eli, enlevé par les Comanches à l’âge de onze ans, va passer parmi eux trois années qui marqueront sa vie. Revenu parmi les Blancs, il prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire, devenant, sous le nom de « Colonel », un personnage de légende.

À la fois écrasé par son père et révolté par l’ambition dévastatrice de ce tyran autoritaire et cynique, son fils Peter profitera de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleversera son destin et celui des siens.

Ambitieuse et sans scrupules, Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, se retrouvera à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’oeuvre de son arrière-grand-père.

Il est difficile de résumer un tel livre. Porté par un souffle hors du commun, Le Fils est à la fois une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire, et une exploration fascinante de la part d’ombre du rêve américain.

« Meyer est un impressionnant et remarquable conteur, de ceux qui vous font tourner les pages sans même que vous vous en rendiez compte. » Richard Ford

"Et rien d’autre" de James Salter

Et rien d’autre de James Salter
Traduit de l’anglais par Marc Amfreville
Rentrée littéraire 2014 | Editions de L’Olivier

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

La Seconde Guerre mondiale touche à sa fin. À bord d’un porte-avions, au large du Japon, Philip Bowman rentre aux États-Unis. Il a deux obsessions, qui l’accompagneront tout au long de sa vie : la littérature et la quête de l’amour. Embauché par un éditeur, il découvre un milieu très fermé, fait de maisons indépendantes, et encore dirigées par ceux qui les ont fondées. Bowman s’y sent comme un poisson dans l’eau, et sa réussite s’avère aussi rapide qu’indiscutable. Reste l’amour, ou plutôt cette sorte d’idéal qu’il poursuit, et qui ne cesse de se dérober à lui. L’échec d’un premier mariage, l’éblouissement de la passion physique et le goût amer de la trahison sont quelques-uns des moments de cette chasse au bonheur dont l’issue demeure incertaine.

Ce livre magnifique est comme le testament d’une génération d’écrivains, derniers témoins, sans le savoir, d’un monde promis à la disparition. Parce que l’art est le seul lieu où les contraires coexistent sans se détruire, il noue d’un même geste la soif de vivre de la jeunesse et la mélancolie de l’âge mûr, la frénésie érotique et le besoin d’apaisement, la recherche de la gloire et la conscience aiguë de son insignifiance.

"Fonds perdus" de Thomas Pynchon

Fonds perdus de Thomas Pynchon
Traduit de l’anglais (américain) par Nicolas Richard
Rentrée littéraire 2014 | Le Seuil

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

New York, début des années 2000, entre l’éclatement spectaculaire de la bulle Internet et l’effondrement des tours jumelles. Maxine, jeune mère new-yorkaise à la vie amoureuse mouvementée, est une inspectrice des fraudes qui a perdu sa licence officielle pour avoir trop bien conseillé un client véreux. Elle n’a pourtant pas remisé son pistolet, et la voilà embarquée malgré elle dans une aventure haletante et dangereuse : comment se fait-il que la start-up du très louche Gabriel Ice n’ait pas bu le bouillon alors que l’ensemble du marché du Net s’est brutalement dégonflé quelques mois auparavant ? D’où viennent les flux de capitaux qui circulent vers de mystérieux comptes à l’étranger ? Pour le savoir, Maxine, entourée par une ribambelle de personnages décalés, va devoir plonger et éviter de se perdre dans le Web Profond, cette interzone quasi inaccessible, refuge des hackers anarchistes, des cybervoyous et des âmes perdues.

"Cataract city" de Craig Davidson

Cataract city de Craig Davidson
Traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre
Rentrée littéraire 2014 | Albin Michel

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

« Je connais deux garçons qui suivent un sentier secret pour aller pêcher des perches dans le bassin du Niagara, leurs cannes à l’épaule comme des carabines. Je connais le flot sans fin des chutes qui rugit dans mes veines. Je connais des forêts infestées la nuit de loups gris. »

Avec la puissance et la sensibilité révélées par Un goût de rouille et d’os, adapté au cinéma par Jacques Audiard, Craig Davidson explore dans ce roman vertigineux le conflit intérieur de deux hommes liés par un secret d’enfance.

Duncan Diggs et Owen Stuckey ont grandi à Niagara Falls, surnommée par ses habitants Cataract City, petite ville ouvrière à la frontière du Canada et des États-Unis. Ils se sont promis de quitter ce lieu sans avenir où l’on n’a d’autre choix que de travailler à l’usine ou de vivoter de trafics et de paris.

Mais Owen et Duncan ne sont pas égaux devant le destin. Tandis que le premier, obligé de renoncer à une brillante carrière de basketteur, s’engage dans la police, le second collectionne les mauvaises fréquentations. Un temps inséparables, sont-ils prêts à sacrifier le lien qui les a unis, pour le meilleur et pour le pire ?

« Un véritable écrivain, qui crée son univers littéraire en se nourrissant du corps, du cœur et de l’âme des hommes. » Joseph Boyden

"Toute la terre qui nous possède" de Rick Bass

Toute la terre qui nous possède de Rick Bass
Traduit par Aurélie Tronchet
Rentrée littéraire 2014 | Editions Christian Bourgois

Aide à la traduction en 2014

Présentation

Une femme sublime à la pâleur surnaturelle, un chasseur de trésor unijambiste, un éléphant de cirque en cavale, un poisson-chat gigantesque, des chercheurs de pétrole tenaces : telles sont quelques-unes des créatures qui traversent ce roman.

Entre deux décennies, Rick Bass transforme la région texane d’Odessa et le Mexique en paysages fantastiques où se croisent des personnages mus par des désirs bien réels et des créatures légendaires. Dans les années 1930, Max Omo s’efforce de sortir sa famille de la misère en faisant commerce du sel qu’il extrait d’un lac voisin. Trente ans plus tard, le jeune géologue Richard, chargé de superviser l’exploitation de puits de pétrole, arpente le désert texan à la recherche de fossiles et d’ossements...

Toute la terre qui nous possède témoigne ainsi de l’incroyable sens de l’Histoire et de la topographie qui traverse toute l’œuvre de Rick Bass.

"Le clan du sorgho rouge" de Mo Yan

Le clan du sorgho rouge de Mo Yan, Prix Nobel de littérature 2012
Traduit du chinois par Sylvie Gentil et Pascale Wei-Guinot
Rentrée littéraire 2014 | Le Seuil

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

1939 : l’envahisseur japonais marche sur Gaomi, Chine du Nord-Est. Les paysans se soulèvent. Dai Fenglian, une femme d’exception, met son charisme au service du commandant Yu, un brigand qui dirige la résistance. Tel est le point de départ d’un roman où toute une communauté - d’humbles villageois, pour la plupart - se jette dans un combat sans merci. Symboles de fertilité et de paix, les champs de sorgho sont bientôt détrempés du sang des victimes.

Mo Yan se souvient ici d’une époque particulièrement tragique de l’histoire chinoise. Il retrouve, à travers elle, la tradition d’une écriture épique où la violence des affrontements libère des forces sacrées. La mort, la peur et l’ivresse de la cruauté dressent un décor grandiose pour cette aventure dont l’adaptation cinématographique - sous le titre Le Sorgbo rouge, (Ours d’or du Festival de Berlin en 1988) - a d’ores et déjà connu un succès international.

"Goat Mountain" de David Vann

Goat Mountain de David Vann
Traduit de l’anglais par Laura Derajinski
Rentrée littéraire 2014 | Gallmeister

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.

Soutenu par une prose poétique, précise et obsédante, Goat Mountain est le nouveau roman provocant et visionnaire d’un auteur au sommet de son art. Ce livre ambitieux contient en son essence l’humanité tout entière.

"Couple of comedians" de Don Carpenter

Couple of comedians de Don Carpenter
Traduit de l’anglais par Céline Leroy
Rentrée littéraire 2014 |Cambourakis

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

David Ogilvie et Jim Larson, comédiens et amis de longue date, forment un duo comique à succès depuis les années soixante, dans la tradition de Dean Martin & Jerry Lewis. Chaque été, David grimpe dans son Alpha et quitte sa maison de Sonoma Mountain, non loin de San Francisco, pour rejoindre Jim et les ors de Los Angeles ; le temps de tourner un film puis d’assurer le spectacle à Las Vegas. Chaque année, la même folie du showbiz les attend, les mêmes pressions, le trac maladif de David qui songe à tirer sa révérence, les frasques de Jim, qui confinent à l’autodestruction ; les mêmes plaisirs partagés aussi, qui momentanément guérissent de tout : les bars, l’extravagance des soirées hollywoodiennes, la drogue, les filles, la magie du public… la célébrité dans tous ses états.

Carpenter, qui aura passé douze années de sa vie à pousser les portes des coulisses de Hollywood, embrasse l’extraordinaire histoire d’amitié de ces duettistes et décrit sans moralisme, cynisme ni naïveté les fastes et abîmes de cette Babylone américaine. En dépit des doutes et des fêlures qui habitent ses personnages, une énergie irrésistible émane de ce roman, baigné du soleil radieux de la Californie.

"Une vie d’emprunt" de Boris Fishman

Une vie d’emprunt de Boris Fishman
Traduit par Stéphane Roques
Rentrée littéraire 2014 | Buchet Chastel

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Slava, jeune Juif russe de New York, est un modèle d’intégration. Fuyant sa communauté, sa langue maternelle et le poids du destin familial, il s’est installé à Manhattan où, à défaut de réaliser ses rêves d’écrivain, il a dégoté un poste de larbin pour la prestigieuse revue Century avec, en prime, une petite amie américaine branchée et sexy. Mais la mort de sa grand-mère le ramène brutalement parmi les siens, à Brooklyn, et plus précisément chez son grand-père. Le vieux Guelman a souffert dans la vie parce qu’il était juif, parce qu’il était citoyen de seconde zone en Union soviétique, puis immigré russe en proie au mépris d’une Amérique triomphante - et voudrait bien, aujourd’hui, obtenir réparation. Mais il n’est éligible à aucun programme d’indemnisation. Qu’à cela ne tienne, Slava est écrivain, il sait raconter des histoires...

Une vie d’emprunt est un texte poignant et drôle sur l’identité, l’immigration, les aléas de la morale, mais aussi et surtout un saisissant portrait de ces communautés marquées au fer rouge par l’histoire du XXe siècle et passées sans transition d’une société soviétique à l’american way of life.

"Les Réputations" de Juan Gabriel Vasquez

Les Réputations de Juan Gabriel Vasquez
Traduit de l’espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon
Rentrée littéraire 2014 | Le Seuil

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Célèbre caricaturiste politique colombien, pouvant faire tomber un magistrat, renverser un député ou abroger une loi avec pour seules armes du papier et de l’encre de Chine, Javier Mallarino est une légende vivante. Certains politiciens le craignent, d’autres l’encensent. Il a soixante-cinq ans et le pays vient de lui rendre un vibrant hommage, quand la visite d’une jeune femme le ramène vingt-huit années en arrière, à une soirée lointaine, à un « trou noir ».

Qu’avait fait ce soir-là le député Adolfo Cuéllar et qu’avait vu exactement Javier Mallarino ? Deux questions qui conduisent le dessinateur à faire un douloureux examen de conscience et à reconsidérer sa place dans la société.

Juan Gabriel Vásquez poursuit dans ce magistral roman son exploration du passé, des failles de la mémoire et du croisement de l’intime et de l’Histoire. Mais il livre surtout une intense réflexion sur les conséquences parfois dévastatrices de l’effacement des frontières entre vie privée et vie publique dans un monde où l’opinion et les médias détiennent un pouvoir grandissant.

"Hérétiques" de Leonardo Padura

Hérétiques de Leonardo Padura
Traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas
Rentrée littéraire 2014 | Métailié

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

La Havane, 2007. Elias Kaminsky, peintre new-yorkais, fils de Daniel Kaminski un juif cubain ayant émigré à Miami, contacte Mario Conde : il veut savoir comment un tableau, disparu en 1939 à La Havane, a pu se retrouver mis en vente à Londres.

La Havane 1939. Daniel Kaminsky et son oncle attendent avec impatience le paquebot Saint-Louis, en provenance de Hambourg. A son bord, plus de 900 juifs ayant pu partir d’Allemagne, dont les parents de Daniel, qui transportent avec eux un tableau dans la famille depuis des siècles. Un portrait signé Rembrandt, qui doit payer leur admission à Cuba…

Amsterdam, 1643, Elias Ambrosius Montalbajo de Avila ne rêve que d’une chose : être admis comme élève du Maître, l’homme qui révolutionne la peinture. Mais la religion interdit aux juifs de peindre …

Trois époques, trois destins qui vont se nouer, et que Mario Conde tentera de dénouer.

"L’homme provisoire" de Sebastian Barry

L’homme provisoire de Sebastian Barry
Traduit de l’anglais (Irlande) par Florence Lévy-Paoloni
Rentrée littéraire 2014 | Joëlle Losfeld

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

L’Irlandais Jack McNulty est un « homme provisoire », tout comme l’ont été ses missions avec l’armée britannique durant la Seconde Guerre mondiale. En 1957, installé à Accra, en proie à l’angoisse et au ressassement, il décide de rédiger l’histoire de sa vie.

Homme ordinaire, aussi héroïque qu’insignifiant, Jack a été le témoin de choses extraordinaires. Il a travaillé et erré à travers le monde, tour à tour soldat, ingénieur, observateur de l’ONU. Son mariage avec Mai, la plus jolie fille de Sligo, est à la fois étrange et tumultueux, mais comme tout le reste, il finira par lui glisser entre les doigts...

"Le complexe d’Eden Bellwether" de Benjamin Wood

Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood
Traduit de l’anglais par Renaud Morin

Rentrée littéraire 2014 | Le Seuil

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Benjamin Wood, né en 1981, a grandi dans le nord-ouest de l’Angleterre. Amplement salué par la critique et finaliste de nombreux prix, le Complexe d’Eden Bellwether est son premier roman.

«D’autres auteurs avant lui ont exploré la proximité entre génie et folie, mais Wood traite cette thématique familière avec une fraîcheur et une intelligence qui laissent présager de grandes choses à venir.»

Times Literary Supplement

"Le ruisseau de cristal" de Dermot Bolger

Le ruisseau de cristal de Dermot Bolger
Traduit de l’anglais (Irlande) par Marie-Hélène Dumas
A paraître en octobre 2014 | Joëlle Losfeld

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Une jeune fille vivant recluse et cachée dans une petite chambre fait l’expérience du monde à travers sa fenêtre et les histoires que lui raconte sa mère : l’arrivée de sa famille dans ce quartier résidentiel de banlieue, les jeux avec son frère, qui se muent en un amour incestueux dont on devine les conséquences tragiques, sa vie dans l’Irlande des années 1960, des usines aux salles de bal. Une vie d’isolement et de solitude qui s’inscrit dans une histoire plus vaste, qui commence au XIXe siècle avec la relation d’un jeune tuteur et de Bridget, une femme de chambre, en pleine ère victorienne, pour se poursuivre avec Joanie, une jeune femme contemporaine, hantée par un passé qu’elle n’a pas connu.

"Les aventures d’Augie March" et "Le Don de Humboldt" de Saul Bellow

Les aventures d’Augie March et Le Don de Humboldt de Saul Bellow
Nouvelle traduction de Michel Lederer
Rentrée littéraire 2014 | Gallimard

Aide à la traduction du CNL en 2014

Présentation

Roman de la dure découverte du monde par un enfant, Les Aventures d’Augie March se déroule d’abord dans les miasmes d’un quartier pauvre de Chicago. Mais pour le jeune Augie, c’est une ville magique où se déploie sa profonde joie de vivre. Son théâtre enfantin, c’est une famille qui se compose d’une mère presque aveugle, d’un frère aîné admiré sans réserve, d’un jeune frère retardé mental et de Grandma Lausch, qui veille sur la présence en classe des garçons tout en les envoyant gagner de l’argent.

Si Augie commence sa carrière en livrant des fleurs pour les enterrements de gangsters assassinés, il ne vit pas moins en plein mythe : il projette les héros de la grande histoire – César, Néron, Pierre le Grand, Alcibiade, le roi David… – sur les bootleggers, les parieurs et les trafiquants. Ainsi avance et grandit Augie, qui se laisse bercer par l’existence, charmant, sans projet précis… Roman dont le génie tient au double regard enfant-adulte, Les aventures d’Augie March est un livre joyeux d’hymne à la vie.

Le Don de Humboldt met en scène deux écrivains que tout oppose : Von Humboldt Fleisher, poète prodige aux sommets de la gloire littéraire à vingt ans, mort à trente dans la misère, l’alcool et l’oubli. Et son ex meilleur ami, Charlie Citrine, devenu un dramaturge à succès. Mais Citrine est conscient de ses failles : tombé sous la coupe d’un petit gangster, Rinaldo Cantabile, ruiné par un divorce, traqué par le fisc, abandonné par sa maîtresse… Seul peut le sauver un legs imprévu de Humboldt : un synopsis qui devrait devenir un grand film. Ironie de l’histoire, c’est un tout autre scénario, soufflé involontairement par Cantabile, qui permettra à Citrine de recouvrer la fortune et la gloire.

Roman picaresque d’une étonnante richesse d’invention, de culture et de réflexion colorée par l’humour, tableau de la vie intellectuelle américaine au XXe siècle, Le Don de Humboldt porte aussi un regard désabusé sur le métier d’écrivain aux États-Unis. Le roman, prix Pulitzer 1976, a propulsé Saul Bellow vers les sommets.